Les "primitifs modernes" au LaM.
Mes cher(e)s lecteurs, lectrices,
Ce week-end je suis allée à la nouvelle exposition temporaire du LaM ( le musée d'Art Moderne de la métropole qui se trouve à Villeneuve d'Ascq). Celle-ci retrace le parcours d'un collectionneur, critique d'art et marchand d'art (Wilhelm Uhde) qui, au cours de sa vie a défendu certains artistes ; qui a fait la rencontre de Picasso ainsi que de Braque. Mais dans l'exposition, les artistes les plus représentés (à mon grand regret il n'y avait qu'un seul Picasso et trop de Braque) sont ceux qu'il appelle les primitifs modernes. Le primitivisme en Histoire des Arts (si j'ai bon souvenir, n'hésitez pas à me corriger) se situe dans les années 1900 lorsque des artistes comme Picasso ou Matisse voient pour la première fois des statues ou statuettes africaines dans l'atelier de Derain. C'est un mouvement qui célèbre alors des formes considérées comme originelles ou exotiques. Le modernisme lui est si vaste que je ne vais pas vous en faire une définition exacte mais disons simplement qu'il s'agit là d'un renouveau dans le monde de l'Art comme il en existe depuis la nuit des temps, que l'on voit l'apparition de techniques et de formes nouvelles, c'est comme une grande catégorie dans laquelle on viendrait en caser d'autres telles que le cubisme, le fauvisme etc.. Bien, de ce que j'ai moi ressenti, vu, compris lors de ma brève visite (car je ne me suis pas attardée, il y avait beaucoup de choses qui me déplaisaient, je parle d'un côté esthétique, par exemple je ne peux pas regarder plus d'une seconde un tableau de Braque), c'est que cette exposition, dans son ensemble ressemblait beaucoup à l'exposition d'Art brut dans ce même musée. Non pas que les oeuvres étaient similaires, mais l'esprit y était, j'en avais la sensation et je le savais grâce aux explications dispersées dans l'exposition, qu'il ne s'agissait pas là d'une exposition centrée sur les grands peintres que nous connaissons tous. En effet, Séraphine Louis, que j'ai adoré était la femme de ménage d'Uhde, dans l'ensemble, ces peintres étaient des autodidactes, ils n'avaient pas reçu de formation artistique comme les autres. De ce fait j'ai plutôt trouvé qu'il s'agissait là d'art naïf, mais ce n'est pas pour me déplaire.
(Séraphine Louis que j'ai beaucoup aimé)
C'est de ma faute, je le sais, je me suis mal renseignée sur l'exposition, mais lorsque j'ai lu le titre "De Picasso à Séraphine", je m'attendais à en voir plus de Picasso et pas un seul tableau qui appartenait déjà au musée et que j'avais déjà donc pu observer auparavant. Aussi j'ai été fort amusée et attendrie devant les nus exposés avec ces femmes toutes en rondeurs, j'ai pris la photo de l'ensemble et j'avais envie de la nommer "Sous les jupes des filles", vous savez, comme ce film très drôle qui raconte l'histoire de plusieurs femmes, un scénario de comédie à l'américaine où on se rend compte au fur et à mesure que toutes se connaissent d'une façon ou d'une autre ; film que je vous recommande si vous ne l'avez pas encore vu.
(Ma fameuse photo "Sous les jupes des filles")
Enfin bref, si vous n'y avez pas encore été, allez y et faites vous votre propre opinion, communiquez la moi pourquoi pas. Je ne vous direz pas que c'est l'exposition à ne pas rater, le LaM en a présenté de bien meilleures mais cela fait toujours une raison de se promener dans le musée qui est vraiment cool et pourquoi pas d'aller revoir les quelques Modigliani qui sont restés depuis l'exposition d'il y a maintenant plus d'un an je crois.
Oh, j'allais oublier, ils ont fait également une petite exposition dans l'exposition permanente qui s'appelle "André Breton et l'art magique" et elle vaut le détour également, il y avait un peu de tout, notamment des dessins de Picasso si je ne m'abuse, enfin allez-y vous verrez c'est très sympas.
Je vous souhaite une bonne semaine et espère que vous avez apprécié lire cet article, à bientôt !





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